Un dégel indécent

Un décret, adopté en sourdine en Chambre le 25 avril 2012, ouvre la voie au dégel de la rémunération des cadres du secteur public, une « brèche » qui pourrait toucher quelque 14 000 gestionnaires de l’État et qui outrepasserait les hausses salariales accordées aux syndiqués du secteur public lors de la signature de leur convention collective signée en juin 2010.

Ce décret exclut par le fait même les cadres de la fonction publique, ceux des réseaux de la santé et des services sociaux, ainsi que ceux de l’éducation de l’application des dispositions de la loi 100, adoptée en mai 2010, laquelle s’inscrivait dans le Plan de retour au déficit zéro du ministre des Finances, Raymond Bachand, et touchait « l’ensemble des ressources humaines du secteur public ».

Une pilule difficile à avaler pour les étudiants lorsque, de l’autre côté de la table, ce même gouvernement tire à boulets rouges sur eux en décrétant un autre « dégel », soit celui des droits de scolarité universitaires.

À mon sens, le dégel de la rémunération des cadres du secteur public, particulièrement dans le contexte tendu que vit le Québec actuellement concernant le conflit étudiant, constitue un geste indécent qui court-circuite outrageusement les principes « d’équité » prônés par le gouvernement Charest lorsqu’il allègue la « juste part » que doivent consentir les étudiants !

vigile.net tribune libre 25 mai 2012
quebechebdo 27 mai 2012

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