Une initiative maladroite et inappropriée
Le 15 mai, le Parti québécois a déposé une motion, qui a été adoptée par l’Assemblée nationale du Québec, et qui est ainsi libellée :
« Conformément aux principes de la séparation des pouvoirs, que l’Assemblée nationale exprime [sic] que dans une société de droit, les injonctions doivent être respectées ».
Par ailleurs, force nous est de constater que le recours aux injonctions n’a causé jusqu’ici qu’un affrontement extrêmement malsain entre les parties. En prenant l’initiative de présenter cette motion, le PQ donne l’impression de cautionner les désastres causés par la débandade de ces injonctions.
À cet effet, les propos de la directrice du Cégep Lionel-Groulx concernant le drame vécu par les manifestants le 15 mai méritent d’être rapportés : « On me demande à moi de faire un travail qui n’est pas fait dans un autre lieu. On se sent larguées, les directions générales, par le politique. »
La conclusion du directeur des communications du Cégep Lionel-Groulx, Monsieur Yves Marcotte, est sans appel : « Nous venons de faire la preuve, devant tout le Québec, que l’injonction n’est pas une bonne façon de faire pour assurer le retour en classe. »
L’initiative du PQ est maladroite et inappropriée, compte tenu du contexte tendu dans lequel sévit le conflit. Un parti politique qui affiche ses couleurs en arborant le carré rouge devrait plutôt travailler à garder le débat dans les sillons du politique plutôt que de le faire sombrer dans les abysses du juridique!
quebechebdo 16 mai 2012
Henri Marineau

