Ça sent les élections!

En même temps qu’il promulguait le dernier décret conférant à la commission Charbonneau tous les pouvoirs reliés à la Loi sur les commissions d’enquête, le gouvernement Charest mettait secrètement la table pour le déclenchement prochain d’élections générales au Québec.

Bien que le gouvernement , compte tenu des exigences de France Charbonneau, n’avait plus le choix et qu'il était pris dans son propre piège, il y a perçu stratégiquement  l’occasion idéale de retourner en sa faveur un contexte favorable à un appel aux urnes, en ce sens qu'il pourra toujours invoqué qu’il a eu la « sagesse » de changer d’idée et de se ranger derrière l’opinion publique.

Si, comme le dit l’adage, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’idée », Charest pourra toujours alléguer qu'il n’est pas un imbécile et l’opposition aura beau invoquer tous les arguments pour prétexter le fait que le ministre Fournier reçoit un déni de la part de l’appareil judiciaire, elle sera bafouée illico par la prétendue souplesse du gouvernement.

À ceux qui mettent en doute mes présomptions, je leur pose cette question : « Croyez-vous sincèrement que le conseil des ministres du gouvernement Charest aurait accepté un tel décret s’il n’avait pas d’abord envisagé un moyen détourné de le tourner en sa faveur? »

Connaissant les chemins tortueux à travers lesquels ce gouvernement déambule depuis des années, il faudrait être bien naïf pour croire qu'il est acculé au pied du mur. Charest a toujours su trouver les moyens de se sortir des guets-apens qui se présentaient devant lui, et ce n’est pas aujourd'hui qu’il ne tentera pas de rebondir comme d’habitude et de profiter de cet élan de simili gros bon sens pour essayer de faire avaler à l’électorat québécois cette pilule empoisonnée.

Et si, comme le dit un autre adage, « un homme averti en vaut deux », il serait sûrement opportun, pour les forces souverainistes, de retenir la petite histoire de la création in extremis de la véritable commission d’enquête Charbonneau et, de ce fait, rétablir les faits sur les vraies raisons de sa création lorsque l’occasion se présentera…et croyez-moi, l’occasion ne tardera pas à se présenter…ça sent les élections!

vigile.net tribune libre 11 novembre 2011
quebechebdo 11 novembre 2011

      

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