Armes à feu: dernier sprint pour Obama

Face au fait que les États-Unis comptent davantage d’armes individuelles que d’habitants, le président Obama entame la dernière année de son second mandat en se fixant comme objectif la lutte contre « l’épidémie » des violences par armes à feu sur la terre de l’oncle Sam. Chaque jour aux États-Unis, environ 90 personnes trouvent la mort par balle. Une statistique catastrophique qui, pourtant, n’a pas l’heur d’ébranler le Congrès majoritairement formé de républicains, la plupart contrôlés par la National Rifle Association (NRA), le principal lobby américain des armes à feu.

Selon les rumeurs, les experts s'attendent à ce que la Maison-Blanche dévoile d'ici la mi-janvier une série de décrets généralisant l'obligation de contrôles d'antécédents judiciaires et psychiatriques avant toute vente d'arme. Une stratégie, me semble-t-il, représenter une situation minimale et qui, pourtant, ne recevrait pas l’aval ni du Sénat ni du Congrès, et ce, malgré l’appui de 90 % de la population et que seuls les malades mentaux ou les personnes avec un casier criminel peuvent, par la loi, se voir refuser l’acquisition d’une arme à feu.

Les tenants de la possession d’une arme à feu ont toujours évoqué la protection que confère une arme à son propriétaire, protégés en cela par le deuxième amendement de la Constitution. Or, il m’apparaît que les malades mentaux et les personnes ayant un casier criminel ne sont pas légitimés d’évoquer leur protection pour des raisons évidentes. Reste à savoir si Barack Obama réussira à profiter de cette brèche pour gagner son dernier sprint dans ce dossier d’une importance capitale pour des centaines d’éventuelles victimes innocentes.

quebechebdo 3 janvier 2016

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