L’ombre au tableau
Dans son plaidoyer pour justifier sa dissidence sur l’existence d’un lien indirect entre le financement politique des partis provinciaux québécois et l’obtention de contrats du gouvernement du Québec, le commissaire Renaud Lachance se dit « victime de [sa] rigueur » et entrainé par les médias dans une véritable « chasse aux sorcières ».
Dans sa lettre envoyée aux médias, M. Lachance se définit comme une personne apolitique, rigoureuse, intègre et surtout qui n’espère rien en retour. Soit! Pourtant, dans cette lettre, à aucun moment, il n’aborde une erreur de fait commise dans une de ses annotations où il y affirmait qu’un seul témoin avait désigné Marc Bibeau comme responsable du financement politique du PLQ, alors que, dans les faits, au moins six témoins l’avaient identifié comme tel lors des audiences.
Un « oubli » qui porte sérieusement ombrage à la « rigueur » du commissaire et qui laisse des doutes sur d’autres passages des audiences qui auraient pu subir le même sort…Une hypothèse qui s’avère, à mes yeux, plausible, tels les motifs de sa dissidence sur le lien indirect entre le financement politique des partis provinciaux québécois, particulièrement du PLQ, et l’obtention de contrats du gouvernement du Québec!
quebechebdo 15 décembre 2015
vigile.net tribune libre 16 décembre 2015
Henri Marineau

