Une farce monumentale

« Ridicule », un mot qui apparaît à plusieurs occasions dans les commentaires annotés de Renaud Lachance concernant les conclusions de France Charbonneau sur l’apparence de  stratagème de corruption et de collusion entre le monde de la construction et les partis politiques dans le chapitre sur le financement des partis politiques, en particulier du PLQ. Et, comme pour ajouter l’insulte au dénigrement, « il ne faut avoir rien vécu dans sa vie pour écrire ceci », d’ajouter M. Lachance.

Toutefois, là où le bât blesse avec acuité, c’est que l’ancien vérificateur général du Québec et comptable de formation, qui, soit dit en passant, avait été nommé par Jean Charest, se permet de critiquer les argumentaires de droit invoqués par la juge France Charbonneau. Et ceci, sans aucun développement sur ses commentaires, hormis le fait que les allégations de corruption de Mme Charbonneau sont des «propos [qui] ne concernent pas le mandat de la Commission; n’est pas de la collusion; n’est pas de la corruption, n’est pas du financement des partis politiques. Tout ceci ressemble à une forme de procès.»

Et, comme « par hasard », ces notes manuscrites de Renaud Lachance  se retrouvent dans les passages du Rapport où sont remis en question les modes de fonctionnement pour le moins douteux de quatre libéraux, à savoir Jean Charest, Marc Bibeau, Nathalie Normandeau et Lyne Beauchamp.

45 millions de dollars plus tard, nous en arrivons donc à une saga scandaleuse entre les deux commissaires, une farce monumentale aux allures de tragédie cornélienne dans laquelle Renaud Lachance donne carrément l’impression qu’il convoite un retour d’ascenseur de la part des libéraux… Une histoire à suivre!

quebechebdo 11 décembre 2015
vigile.net tribune libre 12 décembre 2015
 

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Accéder à la page de connection.
Créer un compte sur henrimarineau.com.