Yves Bolduc, conseiller stratégique
La nouvelle a de quoi nous faire tomber en bas de notre chaise. Yves Bolduc joint la firme de relations publiques Hill+Knowlton Stratégies à titre de conseiller stratégique, notamment en « gestion de crises ».
À ce sujet, j’ai voulu me rappeler quelques impairs notables commis par l’ex-ministre de l’Éducation, et voici ce que ma petite recherche a ramené à ma mémoire. Peu après son élection, le ministre se retrouve au centre d'une controverse en raison d'une prime de 215 000 $ qu'il avait reçue à titre de médecin omnipraticien pour avoir pris 1500 patients à sa charge pendant son séjour dans l'opposition.
Après avoir laissé planer le spectre d'une hausse des droits de scolarité plus élevée que l'inflation, le ministre Yves Bolduc fait marche arrière durant la même journée devant le tollé.
Yves Bolduc suscite la controverse en affirmant qu'il ne voit aucun problème à ce que les commissions scolaires coupent dans l’achat de livres. Il avait dû corriger ses propos le lendemain.
Alors qu'il dirige la fusion des commissions scolaires, il se dit incapable de fournir une évaluation précise des économies que rapporteront ces changements majeurs.
M. Bolduc fait à nouveau les manchettes en affirmant qu'il était acceptable que des directions d'écoles procèdent à des fouilles à nu d'élèves en cas de soupçon de possession de drogue… La semaine suivante, Yves Bolduc annonce qu'il quitte la vie politique pour retourner à la pratique médicale.
Aujourd’hui, M. Bolduc nous apprend qu’il détient une maîtrise à l’École nationale d’administration publique (ENAP) « orientée sur la performance », « la gestion des conflits et la gestion des crises » Grand bien lui fasse!…Néanmoins, après toutes ces frasques sur la scène politique, je me demande sérieusement sur quels critères s’est basée la firme de relations publiques qui l’a embauché! Et vous?
quebechebdo 10 décembre 2015
Henri Marineau

