Focus sur le malade

Rarement avons-nous assisté au Québec à l’adoption unanime d’une loi supportée de surcroît par une vaste proportion de la population. C’est le cas de la Loi sur l’aide médicale à mourir. Or, voilà que la Cour supérieure du Québec oblige le gouvernement du Québec à mettre sur la glace cette loi au moins jusqu’en février 2016, alléguant que certains de ses articles entrent en conflit avec le Code criminel.

Pourtant, depuis le début de cette saga, les divers intervenants qui ont œuvré dans ce dossier ont insisté sur le fait que l’aide à mourir relève de la pratique médicale qui est du domaine provincial et non pas du Code criminel qui lui est de juridiction fédérale. Et, de surcroît, l’interprétation douteuse du juge Pinsonnault associe l’aide médicale à mourir, qui s’inscrit dans un continuum de soins, à l’euthanasie ou au suicide assisté qui ne respecte aucunement cette balise médicale.

Pour ce qui est des soins palliatifs, dont il faut reconnaître les bienfaits depuis longtemps avérés, ils peuvent, à mes yeux, cohabiter avec l’aide médicale à mourir, le malade demeurant toujours le dernier décideur dans les soins qu’il souhaite recevoir en fin de vie.

Conséquemment, je souhaite que cette guéguerre juridique prenne fin dans les meilleurs délais pour le plus grand bien de tous ces malades qui ne demandent que mourir dignement sans subir inéluctablement les douleurs atroces que leur impose leur maladie.

quebechebdo 2 décembre 2015

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Accéder à la page de connection.
Créer un compte sur henrimarineau.com.