Une question de principe
On aura beau invoquer tous les antécédents reliés aux « privilèges » concernant les services d’aide domestique aux enfants des premiers ministres antérieurs, Justin Trudeau s’était engagé, en campagne électorale, à verser à des organismes de charité de sa circonscription sa prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE).
Et qui plus est, M. Trudeau a promis de restructurer les allocations versées aux parents de manière à ce qu’elles soient inversement proportionnelles aux revenus familiaux, alléguant que les millionnaires, ou les familles comme la sienne, n’avaient pas besoin de la PUGE pour subvenir aux besoins de leurs enfants.
Bien que les salaires versés à ces domestiques soient relativement minimes, je suis d’avis que Justin Trudeau, bénéficiant d’un salaire annuel de 334 000 $, renie une promesse fondamentale en allant contre un de ses engagements qui reconnaissait l’injustice inhérente au système actuel de la PUGE.
En agissant de la sorte, Justin Trudeau prête carrément flanc aux critiques, justifiées à mon avis…C’est une question de principe élémentaire auquel le premier ministre ne peut se soustraire sans en subir les récriminations des contribuables canadiens.
quebechebdo 2 décembre 2015
Le Journal de Québec 3 décembre 2015
Henri Marineau

