Intégration des réfugiés, oui ou non?
Je suis estomaqué de constater à quel point l’arrivée des réfugiés syriens soulèvent de controverses concernant la langue d’usage au Québec. En effet, autant Kathleen Weil que Hélène David n’arrivent pas à s’entendre à ce sujet qui m’apparaît pourtant d’une limpidité évidente.
La question est fort simple : comment voulez-vous que l’intégration tant « souhaitée » par les politiciens se fasse de facto s’ils ne sont pas soumis dès leur arrivée à la langue et à la culture de leurs hôtes québécois? Et, de surcroît, d’où vient cette fragilité viscérale concernant notre identité francophone?
Des tergiversations qui relèvent de l’utopie faisant en sorte que ces réfugiés arrivent dans un Canada officiellement reconnu comme un pays bilingue. Devant une telle « réalité politique », il n’est donc pas surprenant que la langue française, dans le contexte nord-américain anglophone, ne soit reléguée comme second violon dans la tête des émigrants.
Pourtant, il va bien falloir un jour que la volonté politique s’exprime clairement sur le fait que leur terre d’accueil est de souche et de culture francophones. En termes clairs, désirons-nous vraiment l’intégration de ces réfugiés, oui ou non? Si oui, agissons dans ce sens et cessons nos élucubrations qui contribuent insidieusement à ouvrir des portes sur une assimilation dangereusement inquiétante!
quebechebdo 29 novembre 2015
vigile.net tribune libre 29 novembre 2015 "Oui ou non à l'intégarion des réfugiés"
Henri Marineau

