Une sur-scolarisation inquiétante
Il y eut un temps où les gradués universitaires du Québec avaient le choix entre plusieurs emplois au sortir de l’université. Eh bien, les temps ont changé. En effet, selon un rapport du Directeur parlementaire du budget (DPB), les jeunes diplômés universitaires sont de plus en plus nombreux à occuper un emploi qui ne correspond pas à leur niveau d’études. Ces jeunes sont tout simplement sur-scolarisés pour les emplois disponibles qui répondent à leurs compétences.
Devant cet état de fait, deux attitudes sont possibles : ou les universités diminuent le nombre d’inscriptions dans certaines facultés faute d’emplois disponibles, ou le gouvernement se prend en main et met sur pied une véritable politique économique axée sur la création de la main d’œuvre.
Que plus de 40 % des diplômés occupent un emploi qui n’exige pas un diplôme universitaire m’apparaît inacceptable dans une société qui se dit industrialisée et ouverte aux technologies modernes. L’éducation a fait un bon bout de chemin au cours des dernières décennies au Québec. Il est temps que les gouvernements enjambent le pas qui leur permettra de répondre aux besoins d’une société moderne, à défaut de quoi c’est toute une génération de diplômés qui ne pourront participer à l’essor économique du Québec.
quebechebdo 19 novembre 2015
Henri Marineau

