Y a quelqu’un là-d’dans?

Le couvercle de la marmite est sur le point de sauter chez les enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), En effet, une demi-douzaine d’enquêtes déjà complétées sont reléguées sur les tablettes du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) depuis des mois. En réalité, c’est le calme plat.
 
Du côté du gouvernement, autant le premier ministre que les ministres de la Justice que de la Sécurité publique « n’ont jamais entendu parler de ça » et « on nous assure que les relations sont bonnes entre le DPCP et l’UPAC. » De leur côté, les partis d’opposition à l’Assemblée nationale arguent que des années d’enquêtes sont réduites à néant à cause du laxisme de la Couronne.

Pas surprenant que les enquêteurs de l’UPAC se sentent démobilisés par une stagnation inappropriée sur des dossiers qui ne demandent qu’à être ouverts pour porter des accusations. Gageons que les personnes visées ont occupé ou occupent des postes haut placés et que certains procureurs n’osent pas poursuivre les procédures de peur de perdre une éventuelle nomination au sein de la magistrature.

Quoiqu’il en soit, nous sommes en droit de nous demander, parlant du bureau du Directeur des poursuites des poursuites criminelles et pénales, s’il y a quelqu’un là-d’dans…en réalité, s’il n’y a pas un blocage systématique de certains dossiers chauds!

quebechebdo 23 octobre 2015
vigile.net tribune libre 24 octobre 2015 

 

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