Et l’histoire se répète…
Trois mois avant la victoire péquiste de 1976, Pierre Elliott Trudeau avait décrété : « Le séparatisme est mort. » À la veille de quitter la scène politique, en mai 2003, Jean Chrétien déclarait à son tour : « Nous pouvons dire sans gêne que, dans le dossier de l’unité du pays, c’est mission accomplie. » Deux ans plus tard, la souveraineté atteignait un sommet de 55 % dans les sondages. Couillard vient de décréter la même chose, l’arrogance fédéraliste est de retour.
Aujourd’hui, nous nous retrouvons comme en 1970 avec le trio fédéraliste anti- indépendantiste Trudeau-Bourassa-Drapeau, l’équivalent en 2015 du trio Trudeau-Couillard-Coderre. Et, quarante ans plus tard, le souverainisme québécois est toujours vivant, et l’affirmation d’un Québec distinct, complètement ignorée dans la campagne électorale par Justin Trudeau, reprendra du gallon sur la scène politique.
À cet effet, pouvez-vous imaginer que le fils Trudeau aura le cran de rouvrir les négociations constitutionnelles pour tenter de rapatrier le Québec dans le giron canadien? À mon sens non, Justin Trudeau poursuivra la stratégie de son père et continuera d’annihiler toute mesure tentant de reconnaître le caractère distinct du Québec. À ses yeux, le Québec est une province comme une autre qui vient de réintégrer le ROC, un argumentaire qui, j’en suis convaincu, contribuera à ranimer l’élan souverainiste…et l’histoire se répète!
quebechebdo 21 octobre 2015
Henri Marineau

