Vox populi
Paraît-il que, selon certains analystes de la scène économique, c’est avec de l’argent que l’on fait de l’argent. En ce sens, force nous est de constater que le parti libéral de Justin Trudeau aura été celui qui a incarné le véritable changement. En effet, à l’opposé de la politique d’austérité de Stephen Harper et de Thomas Mulcair en matière d’économie, le chef libéral a su imposer à cette campagne une dynamique différente de celle de ces deux adversaires.
À partir du moment où Justin Trudeau a laissé voir à l’électorat canadien la lumière au bout du tunnel, à savoir la prospérité économique pour la classe moyenne, en martelant sans relâche qu’un gouvernement libéral serait générateur de richesses, quitte à assumer des déficits pendant quelques années, les oreilles se sont tendues vers son discours pour finalement doubler ses adversaires dans les sondages. Et tout cela malgré sa position alignée sur les droits de la personne, si chers à son « illustre » père, sur le port du niqab aux cérémonies d’assermentation de citoyenneté canadienne qui est pourtant devenue le talon d’Achille de Thomas Mulcair.
Toutefois, comme il est de coutume en politique, la lune de miel risque d’être de courte durée et il n’est pas loin le temps où nous assisterons à une centralisation des pouvoirs à Ottawa sous le règne de Trudeau fils et, par conséquent, à un blocage systématique de tout effort d’émancipation du Québec.
À mon sens, l’élection majoritaire d’un gouvernement libéral répond à un besoin de changement de la part de l’électorat. Reste à savoir si ce changement répondra aux aspirations des Canadiens et plus particulièrement des Québécois…Permettez-moi d’exprimer de sérieux doutes, le réveil risque d’être brutal!
querbechebdo 20 octobre 2015
vigile.net tribune libre 20 octobre 2015
Henri Marineau

