Ue curatelle à trois vitesses

Dans la situation actuelle, le Curateur public rencontre ses pupilles systématiquement une fois par année. Or, à partir de novembre prochain, les visites pourront s’espacer entre 12 et 24 mois en vertu d’un principe de « modulations des visites » dans le but de « personnaliser » ces rencontres.

Du côté de la défense des personnes âgées, on s’attaque encore une fois aux « plus vulnérables des plus vulnérables », dénonce Doris Provencher, directrice de l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec. Pour sa part, le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, n’y voit que de la poudre aux yeux : « « On va espacer les visites aux pupilles pour s’en rapprocher ? Ça ne tient pas la route. […] Ça sent plus le délestage et les réductions budgétaires que l’amélioration véritable des soins. »

Au bureau du Curateur, on allègue que « l’idée est de moduler notre intervention en fonction de l’état de la personne… [et que] c’est une façon d’équilibrer nos services de façon à répondre à ceux qui ont besoin de nous dans une importance plus grande. » Soit!

Toutefois, à mes yeux, les personnes âgées ne devraient pas être triées comme de la marchandise sur un rayon d’étalage mais plutôt comme des personnes humaines qui méritent toutes qu’on les rencontre tout au moins une fois par année.

quebechebdo 15 octobre 2015

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