Pacte fiscal ou déclaration de guerre?

«Si vous mettez des gens en lock-out, vous n’avez pas réglé votre contrat. Si vous pouvez décréter les conditions de travail, ils savent que s’ils ne s’entendent pas, vous allez décréter les conditions. C’est majeur», dixit le maire de Québec, Régis Labeaume. Une déclaration qui ne laisse aucun doute sur les intentions du maire de la Capitale nationale.

J’écoutais la présidente de l’Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy, lors d’une entrevue à l’émission « 24 heures en 60 minutes » déclarer que le fait de pouvoir décréter les conditions de travail des employés municipaux n’était qu’un nouvel outil dans le coffre à outils et qu’elle n’allait pas l’utiliser à moins d’être acculée au pied du mur…Soit!

Toutefois, il faut admettre que le rapport de forces entre les parties est brisé et qu’il est faux de dire qu’il est maintenant « rééquilibré » comme le prétendent les maires de l’UMQ. Le nouveau pacte fiscal du gouvernement Couillard est une arme à « un tranchant » qui sonne plutôt l’alarme d’une déclaration de guerre qui risque d’emprunter rapidement le chemin des tribunaux en compagnie du litige portant sur les fonds de pension.

quebechebdo 24 septembre 2015
vigile.net tribune libre 25 septembre 2015

 

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