Les deux revers de la médaille
En pleine campagne électorale, l’exil des réfugiés syriens attirent la sympathie des chefs de partis, notre premier ministre ayant même versé une larme à la vue de l’enfant de trois ans, étendu mort sur les rives. Depuis lors, les promesses d’accueil de Mm Mulcair et Trudeau fusent de toutes parts, si bien que nous sommes en droit de nous demander si ces « engagements » ne tiennent pas de l’utopie.
Quoique sensible au drame que vivent ces migrants et en faveur de la juste contribution que devraient « se répartir » les pays occidentaux en les accueillant à l’intérieur de leurs frontières, il m’apparaît évident que chaque terre d’accueil comporte ses limites, sans compter les risques d’accueillir certains intégristes parmi ces migrants.
Comme le disaient les Romains, « in medio stat virtus » (la vertu se tient au milieu). Encore faut-il que la balance ne penche pas que d’un côté comme nous la présente Stephen Harper en mettant tous ses poids du côté de la poursuite de l’intervention militaire contre le groupe État islamique…tout en déposant avec parcimonie de minuscules poids de l’autre côté. Avouons que nous sommes bien loin de l’équilibre!
quebechebdo 7 septembre 2015
vigile.nert tribune libre 8 septembre 2015
Le Journal de Québec 8 septembre 2015
Henri Marineau

