Les impairs du vote stratégique
Depuis quelques élections, la notion de « vote stratégique » est devenu un leitmotiv utilisé à outrance par bon nombre d’électeurs qui y voient la stratégie idéale au détriment du vote « par conviction ». Ainsi en est-il, dans la présente campagne électorale, des souverainistes qui s’apprêtent à voter pour le NPD de Thomas Mulcair, percevant ce parti comme le seul qui nous débarrassera de Stephen Harper… d’où les impairs pernicieux du vote stratégique.
À toutes fins pratiques, ce type d’électeur renie ses convictions souverainistes qu’il pourrait naturellement investir dans le Bloc québécois, le seul parti qui s’affiche comme le défenseur des intérêts du Québec à Ottawa. Pourtant, parlant des intérêts du Québec, un rapide coup d’œil sur le passé de Thomas Mulcair nous rappelle que le chef du NPD s’est évertué à affaiblir l’application de la loi 101 à une certaine époque où il a occupé le poste de directeur des affaires juridiques du groupe de pression anglophone Alliance Québec…Et on osera par la suite me parler d’un vote stratégique. Foutaise !
Soyons clairs, un vote pour le Bloc au Québec aura pour effet d’enlever des votes au Parti conservateur au même titre qu’un vote pour le NPD, en plus d’élire des députés dont la mission est de défendre les intérêts des Québécois. C’est pourtant évident !
quebechebdo 1er septembre 2015
vigile.net tribune libre 4 septembre 2015
Henri Marineau

