Mulcair, le chef caméléon

La sortie dans les médias sociaux des propos de l’actuel chef du NPD, Thomas Mulcair, louant les vertus des mesures néolibérales du gouvernement conservateur de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne en 2001 viennent créer une distorsion inquiétante entre ses positions d’alors et celles d’aujourd’hui.

En effet, comment un chef de parti qui se dit à la tête d’un parti de gauche d’une part peut-il vanter les idéaux d’un parti de droite d’autre part? Laissons d’abord M. Mulcair s’exprimer en 2001 sur l’interventionnisme étatique : «Ça ne marchait pas en Angleterre. Jusqu'au temps de Thatcher, c'est ça qu'ils ont essayé, le gouvernement avait son nez dans tout. Un vent de liberté et de libéralisme dans les marchés a soufflé en Angleterre, et, au lieu d'être un des pays les moins performants dans toute l'Europe, c'est devenu un des pays les plus performants. Cet interventionnisme est un échec».

En réaction à cette déclaration de Tom, le porte-parole de la campagne néo-démocrate, Karl Bélanger, a déclaré laconiquement : « Déformer des propos tenus il y a 14 ans pour y voir ce qui n'y est pas ne tient pas la route considérant le bilan politique et les positions progressistes prises par le chef du NPD »…Pourtant, il me semble clair que la déclaration de Mulcair laisse clairement « voir ce qui y est », à savoir le double discours d’un chef caméléon dont les convictions semblent s’adapter aux circonstances du moment!

quebechebdo 19 août 2015
 

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