La « liste d’épicerie », un exercice dégradant

Lors d’élections fédérales, il est de coutume que les autres paliers de gouvernements, provincial et municipal, dressent ce qu’il est convenu d’appeler leur « liste d’épicerie ». Or, en lisant la liste du gouvernement Couillard, j’ai été renversé de constater à quel point la plupart de ses demandes n’auraient aucune raison d’être si le Québec disposait de tous ses leviers économiques.

J’en veux pour preuve les quelques éléments suivants : augmentation du financement pour les infrastructures, investissements fédéraux suffisants pour le développement nordique, reconnaissance du rôle des provinces dans la lutte contre le changement climatique, juste part d’investissements fédéraux en matière de défense et d’infrastructures navale, etc…

Un quémandage avilissant qui place les Québécois dans une situation de dépendance grotesque qui ne peut qu’entretenir ce sentiment colonialiste méprisant que nos amis fédéraux ont tellement de talent à exploiter…Bref, une « liste d’épicerie » qui, de toute façon, comme à chaque élection fédérale, se retrouvera rapidement dans le placard aux oubliettes!

quebechebdo 18 août 2015
vigile.net tribune libre 24 août 2015
 

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