Responsables de négligence criminelle

Ils s’étaient enrôlés dans les Forces armées canadiennes à titre de cadets dans le but de défendre plus tard leur pays. En cette journée de juillet 1974, une soixantaine de cadets étaient rassemblés dans un baraquement de Valcartier dans le but de suivre un exercice de formation sur la sécurité des explosifs. Puis, tout à coup une grenade active, qui s’était retrouvée parmi des grenades inertes, explose entre les mains d’un cadet…C’est le carnage! Six cadets périssent dans l’explosion et une soixante d’autres sont blessés.

Et, quarante et un ans plus tard, on ne sait toujours pas pourquoi un tel drame s’est produit. Avouez qu’il y a de quoi s’interroger sur les motifs de l’omerta gardés aussi longtemps par les Forces armées canadiennes et le ministère de la Défense nationale. La version officielle : une série d'erreurs et de négligences humaines…Et voilà, le dossier est clos!

Toutefois, plus de quarante ans après cette catastrophe atroce, un rapport dévoilé par l'ombudsman de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes, Gary Walbourne, met en lumière l'injustice commise envers les ex-cadets victimes du drame de Valcartier. Il recommande que chaque ancien cadet affecté physiquement ou psychologiquement ait droit à une évaluation et bénéficie de l'aide requise, et qu’une « indemnité financière immédiate et raisonnable » soit versée à chacun des cadets touchés par les effets négatifs de ce drame…

Mince consolation si l’on considère que, dans cette affaire, les responsables de cette « série d’erreurs » auraient dû être poursuivis pour « négligence criminelle »!

quebechebo 30 juillet 2015
cyberpresse.ca 3 août 2015

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