Ce n’est plus comme dans l’temps!
L’autre jour, nous parlions ensemble, un ami et moi, et notre conversation est tombée sur les changements rapides qui se sont produits dans notre société québécoise au cours des dernières décennies. Entre autres, nous avons abordé la chute de l’ardeur religieuse, le vide qu’elle a créé dans les églises jusqu’à la piètre apparence que ces monuments historiques offrent aux passants.
Bien sûr, nous avons aussi discuté de la percée fulgurante des médias sociaux qui ont bouleversé la chaîne des communications à tel point qu’il devient impossible pour le profane de décoder les messages que s’envoient nos jeunes. Et, tout en parlant de nos jeunes, l’éclatement de la famille traditionnelle [les dernières statistiques démontrent qu’un couple sur deux se sépare] et ses conséquences sur l’éducation des enfants, ballotés entre deux résidences familiales, ont pris le plancher.
Ce qui a fait dire à mon copain qu’auparavant les parents avaient beaucoup d’enfants mais qu’aujourd’hui ce sont les enfants qui ont beaucoup de parents et…de grands-parents. Le monde à l’envers quoi! Une prolifération de parents qui a fait dire à un jeune qu’il était chanceux d’avoir beaucoup de parents parce que ses cadeaux de Noël et d’anniversaires étaient plus nombreux…
Pas facile de parler de valeurs avec de tels raisonnements, vous savez ces valeurs, telles l’esprit de famille et les liens qu’il permet de créer entre les membres d’une même famille, lorsque cette dernière a vécu l’éclatement…Enfin, nous nous sommes laissés sur ce sujet en nous disant que, si nos jeunes reçoivent toute l’attention désirée de la part des adultes qui les entourent, ils réussiront à faire leur bout de chemin malgré un monde souvent bouleversé par le rythme effarant de la vie!
quebechebdo 29 juillet 2015
Le Journal de Québec 31 juillet 2015
Henri Marineau

