Grossière polémique
Lorsqu’il a été question de détruire l’œuvre mal-aimée Dialogue avec l’histoire de Jean-Pierre Raynaud, la raison invoquée était que l’eau s’infiltrait dans les joints et qu’il risquait de blesser des passants en s’effondrant. C’était donc pour une raison de sécurité.
Depuis lors, le discours a dévié sur la qualité de l’œuvre tel un défoulement collectif. Même notre maire a joué le jeu, poussant même le mépris devant l’auteur en l’invitant à « se faire soigner » après sa réaction au « spectacle affligeant d’une destruction offerte au public». Voilà pour les faits.
Nul doute que les motifs invoqués pour attaquer le caractère artistique de ce château de blocs sont légitimes. Toutefois, peut-être aurait-il été préférable de jouer franc jeu avec l’artiste et d’avouer dès le départ que son œuvre n’inspirait aucunement quelque « dialogue avec l’histoire ». En agissant de la sorte, les autorités municipales auraient pu entamer un dialogue avec l’auteur permettant d’installer son œuvre ailleurs sur le territoire de la Ville de Québec…et éviter une grossière polémique!
quebechebdo 9 juillet 2015
Henri Marineau

