Une fête nationale marquée sous le signe de l’inclusion

Je ne sais pas si vous éprouvez la même impression que moi mais je ressens un sentiment de fierté nouveau en cette fête nationale des Québécois 2015. Et, qui plus est, ce sentiment revêt un caractère inclusif qui m’amène à considérer cette fête nationale comme celle de tous les Québécois, de toutes langues et allégeances politiques confondues.

Pour la première fois depuis des décennies, ma fibre nationaliste vibre à nouveau, envoutée par un vent nouveau qui souffle sur le Québec, un vent de fraîcheur et de liberté qui s’étaient estompés depuis belle lurette. À cet effet, je vous propose le début du discours patriotique prononcé par Stéphane Archambault à l’ouverture du spectacle de la Saint-Jean sur les Plaines d’Abraham à Québec :

« Nous sommes, en 2015, huit millions d'étincelles
Comme autant d'étoiles dans le bleu de notre ciel
Et toutes ces étincelles rassemblées dans le soir
Forment un feu qui embrase nos rêves et nos espoirs
Un feu à notre image: accueillant, progressiste
Un grand feu collectif et sur ce point, j'insiste
C'est quand nous nous unissons que nous sommes le plus beau
Quand nous faisons valser cette mer de drapeaux… »

Des mots porteurs de « huit millions d’étincelles » qui forment « un grand feu collectif et sur ce point, j'insiste C'est quand nous nous unissons que nous sommes le plus beau ». Un appel à l’union de « tous » les Québécois, « Un feu qui embrasse nos rêves et nos espoirs ». Nos rêves et nos espoirs de liberté dans le respect de notre langue et de notre culture.

Le peuple du Québec ne peut plus vivre dans l’isolement des Québécois de souche, recroquevillé sur ses racines sans faire une place à ceux qui l’entourent, qu’ils soient anglophones ou allophones. Le peuple du Québec a atteint la maturité nécessaire pour conjuguer avec tous ses concitoyens. Le peuple du Québec veut vibrer au diapason de tous les citoyens qui le composent.

C’est à nous, Québécois de souche, d’ouvrir les écluses et d’inviter tous les Québécois à partager nos rêves avec eux dans un nécessaire et sincère climat inclusif dans lequel ils auront la chance de participer avec nous à l’édification du pays du Québec. Une édification qui ne se fera pas sans heurt et qui porte un feu qui « a la survie fragile » :

« … Mais notre feu national si beau, si fort soit-il
Comme n'importe quel feu, a la survie fragile
Il est de notre devoir de le maintenir en vie
De le veiller, de le nourrir et de le brasser aussi
Faisons-nous tisonniers, citoyens responsables
Nos rêves ne sont pas qu'un exercice comptable
Nous voulons plus et mieux qu'un bout de pain sur la table
Nos coeurs savent de quoi nos bras seront capables… »

quebechebdo 24 juin 2015
 

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