Le petit Saint-Jean-Baptiste frisé accompagné d’un mouton

La politisation de la Saint-Jean-Baptiste au détriment des festivités incarnées par le petit bonhomme frisé accompagné d’un mouton remonte à la révolution tranquille.

[1] En 1968, un incident survient durant le défilé traditionnel du 24 juin auquel assiste, entre autres, à la veille d'une élection générale, le premier ministre du Canada de l'époque, Pierre Elliot Trudeau, dont l'hostilité à la thèse indépendantiste est bien connue. Il devient rapidement la cible d'un groupe de manifestants indépendantistes qui scandent : « Trudeau traître, Trudeau vendu, à bas Trudeau » et tentent de le chasser de la tribune à coup de pierres et de bonbonnes d'acide.

Trudeau refuse de quitter la scène. Il expliquera plus tard dans son autobiographie : « Je n'avais pas du tout envie d'obéir à une violence aussi saugrenue. Je déteste la violence. Démocrate, je n'admets pas qu'une infime minorité d'agitateurs tente de chasser à coups de pierres les invités de la majorité ». Les forces policières au service de l'intégrité du régime démocratique défendu par le premier ministre procédèrent à la répression des manifestants. Finalement, l'opération se termine par l'arrestation de 290 personnes. La télévision de Radio-Canada et CBC rediffusèrent la scène du refus de Trudeau de quitter la scène dans les journaux télévisés du soir.

D'après les commentateurs politiques de l'époque, de nombreuses personnes considérèrent le geste de Trudeau comme étant un acte ouvert de courage, impressionnant pour l'électorat canadien-anglais. Au lendemain de ces manifestations, le PLC obtenait 45,37 % des voix des électeurs Canadiens et 53,6 % de celles des Québécois.
[1] Source : Wikipédia

Près de 50 ans après cet « acte de bravoure » de PET, les Québécois vivent toujours dans la tradition de leur petit Saint-Jean-Baptiste frisé accompagné d’un mouton, le symbole de l’animal docile qui suit paisiblement le troupeau !…

quebechebdo 23 juin 2015
 

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