La Terre, « notre maison commune »
Le pape François n’en est pas à sa première intervention percutante en faveur des plus démunis de la planète. Cette fois-ci, il utilise la voie d’une encyclique intitulée Laudato Si’ [Louez sois-tu] pour condamner le réchauffement climatique dont les plus pauvres incarnent les premières victimes.
Et pour éviter que la Terre, « notre maison commune » ne se transforme en un « immense dépotoir », François préconise rien de moins qu’une révolution sociale, économique et culturelle au cours de laquelle « l’humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre le réchauffement ».
Des changements qui s’attaquent à un système économique soumis au diktat du marché. « Aujourd’hui, tout ce qui est fragile, comme l’environnement, reste sans défense par rapport aux intérêts du marché divinisé ». En parlant de la sorte, le pape associe clairement l’égoïsme économique et social des pays riches à la situation alarmante des plus démunis.
Quelques mois avant la conférence climatique de Paris, cet appel pressant de François vient certes mettre la table pour une véritable révolution à laquelle il appelle les dirigeants des pays riches. Toutefois, je dois avouer mes craintes concernant la réalisation des vœux de François, considérant la puissance des lobbys sur les énergies fossiles…Enfin, on peut toujours rêver qu’un miracle se produise!
quebechebdo le 20 juin 2015
Le Journal de Québec 22 juin 2015
Henri Marineau

