La belle-mère

Lorsque Jacques Parizeau s’est retiré de la politique active en octobre 1995, plusieurs ont cru que sa retraite allait le cantonner dans ses quartiers et lui permettre de décanter de la scène politique. Mal leur en prit…

Il fallait mal connaître l’indépendantiste dans l’âme pour penser qu’il deviendrait tout à coup insensible aux tergiversations dans lesquelles se sont embourbés les premiers ministres qui lui ont succédé par rapport à l’article numéro un du PQ. La « belle-mère » ne laisserait sûrement pas son leitmotiv sur l’indépendance du Québec s’affadir au point où il serait relégué en douce dans le placard.

J’ai toujours ressenti une certaine frilosité par rapport à l’appellation de « belle-mère » qui incarne un personnage dérangeant, une connotation péjorative qui décrit une personne qui ne se mêle pas de ses affaires. À ce sujet, c’est Jacques Parizeau qui, aux lendemains du référendum de 1995, déclarait que ce n’était pas parce qu’il avait perdu le référendum qu’il allait cesser de penser…

Et grand bien lui fasse puisque, dans l’hypothèse où Monsieur se serait tu, je me demande sérieusement si un candidat de la trempe de Pierre Karl Péladeau, pour qui, à l’exemple de Jacques Parizeau, l’indépendance du Québec incarne la raison d’être de sa venue en politique, se serait lancé dans un tel défi!

quebechebdo 6 juin 2015
vigile.net tribune libre 6 juin 2015
 

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