Pangéa, peut-être mais…
Il n’y a pas beaucoup de monde qui pourrait contester le génie créateur de Guy Laliberté, le Cirque du Soleil en étant une preuve incontestable. Toutefois, sa dernière idée, Pangéa, un lieu de recueillement face à la mort, suscite, à juste titre, des commentaires négatifs sur lesquels j’aimerais m’exprimer ici.
Tout d’abord, d’entrée de jeu, je me rallie à M Laliberté sur le fait que, de nos jours, la laïcisation de la mort a contribué à la relayer à un événement plus ou moins anodin, dénué de toute forme rituelle significative. Et, à ce titre, le projet de Guy Laliberté porte son pesant d’or.
Toutefois, compte tenu des besoins sociaux qui inondent le Québec, particulièrement en contexte d’austérité qui s’attaque de plein front aux plus démunis de la société, nul doute qu’un projet philanthropique aurait reçu un meilleur accueil. Et cela est fort compréhensible. Que ce soit auprès des personnes âgées, des familles à faible revenus, des enfants aux prises avec une sérieuse maladie, des jeunes en quête d’identité ou de la violence et du harcèlement faites aux femmes, les besoins sont immenses.
Enfin, vous me permettrez, en terminant, de dénoncer le caractère abusif d’un cimetière pour animaux dans le projet de M Laliberté…une idée qui, à mon sens, déborde carrément les limites du raisonnable!
quebechebdo 28 mai 2015
Henri Marineau

