Couillard rattrapé par son passé
Alors qu’il commentait l’arrestation de 10 jeunes Québécois qui partaient combattre avec les djihadistes, Philippe Couillard s’est contenté de redire pour une énième fois que son plan de lutte à la radicalisation s’en venait pour « bientôt ». Décidément, il semble évident que ce phénomène plus qu’inquiétant ne soit pas la priorité du premier ministre.
Toutefois, si on y regarde de plus près, peut-être pourrions-nous trouver un début d’explication à ce laxisme si on gruge un peu dans le passé de Philippe Couillard. En effet, rappelons-nous que, durant la période de 1992 à 1996, il a participé à la fondation d'un service de neurochirurgie à Dhahran. Il a également été conseiller du prince Abdullah bin Abdulaziz Al-Rabeeah, ministre de la Santé du royaume. Des activités auxquelles Philippe Couillard s’est adonné de plein gré en Arabie saoudite, une monarchie absolue qui pratique sans coup férir les exécutions publiques et la torture.
Dans ces circonstances, croyez-vous sérieusement que notre premier ministre puisse ressentir un tant soit peu de sympathie pour la radicalisation dont nos jeunes sont victimes? À mes yeux, M Couillard est rattrapé par son passé et, par conséquent, il tentera de noyer le poisson habilement en présentant un nébuleux plan de lutte à la radicalisation…bientôt!
quebechebdo 24 mai 2015
Henri Marineau

