Si j’étais parent d’un adolescent…
Les récentes arrestations de jeunes s’apprêtant à s’envoler vers la Syrie pour se convertir au djihadisme soulèvent des questions inquiétantes sur les raisons qui poussent ces jeunes à endosser une telle cause qui nous apparaît hors de notre portée.
Bien sûr, on peut alléguer que ces jeunes recherchent des défis auxquels ils sont appelés à vivre en tant que djihads. Toutefois, l’énigme demeure la même : pourquoi? Sans avoir une réponse à cette question, je me suis demandé comment je réagirais si j’étais parent d’un adolescent aujourd’hui.
Et spontanément, je me suis dit que je garderais un contact régulier avec lui, je discuterais avec lui sur son opinion concernant la radicalisation, je serais attentif à ses réponses sans intervenir dans un premier temps. Puis, je lui demanderais comment il se situe face à ce mouvement de radicalisation.
Dans l’hypothèse où je soupçonnerais des idées favorables à ce mouvement de la part de mon ado, je l’inviterais à s’en reparler s’il en a le goût, quitte à prendre l’initiative si jamais il ne revient pas sur la question, particulièrement si je remarquais des changements dans son attitude.
En bout de ligne, l’important, à mon sens, est de garder contact avec l’adolescent et d’être attentif à son comportement, car en réalité, qui est le mieux placé pour observer ses changements d’attitude que les parents qui le voient agir à la maison?
quebechebdo 21 mai 2015
​vigile.net tribune libre 22 mai 2015 " À propos de notre jeunesse…"
Le Journal de Québec 24 mai 2015
Henri Marineau

