Intégrisme, déséquilibre ou les deux?
Depuis les deux attentats des derniers jours, nombreux ont été les commentaires d’intervenants des diverses sphères concernées, policière, politique ou médicale, pour tenter d’expliquer les motifs qui ont poussé les deux meurtriers à commettre leur geste atroce.
Or, dans les deux cas, soit le père de Martin Couture-Rouleau et la mère de Michael Zehaf-Bibeau, ont dénoncé publiquement le comportement « étrange » de leur fils, particulièrement depuis qu’ils s’étaient convertis à l’islam, une conversion qui a rapidement dégénéré en extrémisme religieux.
Face à ce constat, une question fondamentale se pose : comment se fait-il qu’un individu puisse vivre une métamorphose aussi radicale en si peu de temps? Sans être expert en psychologie des comportements, j’y vois deux raisons. La première résultant d’une prédisposition issue d’une situation personnelle problématique, la seconde émanant de l’attrait pour l’intégrisme, perçu comme la voie vers la libération.
Conséquemment, il m’apparaît qu’une dissociation de ces motifs potentiels est dangereuse et qu’elle conduit inévitablement à un clivage qui risque de privilégier une avenue plutôt qu’une autre au détriment d’une réalité plus complexe et plus réaliste.
quebechebdo 28 octobre 2014
Henri Marineau

