Le maillon faible
Au moins deux similitudes importantes ressortent des deux derniers attentats qui se sont produits en l’espace de 48 heures sur notre territoire, à savoir que des militaires en ont été les victimes et que les deux meurtriers s’étaient vus confisquer leur passeport.
En ce qui a trait au premier point, nul doute que la politique étrangère canadienne dans le conflit avec l’État islamique en est la première responsable. Toutefois, c’est au niveau du deuxième facteur que des questions se posent.
En effet, comment se fait-il que ces deux criminels se soient retrouvés sur la liste des 90 suspects des agents de la sécurité et qu’ils aient pu impunément commettre leur crime? Comment se fait-il qu’ils n’aient pas fait l’objet d’une surveillance accrue alors que leur passeport avait été confisqué parce qu’ils espéraient s’exiler en territoire terroriste névralgique? Pourquoi n’est-il pas venu à l’esprit des responsables de la sécurité qu’ils passeraient à l’acte ici même s’ils étaient cantonnés à y demeurer de force?
Enfin, une question d’ordre plus général : pourquoi faut-il attendre que des actes aussi barbares se produisent avant d’envisager un resserrement des normes de sécurité? Des questions qui demeurent sans réponses et qui dénotent à mon sens un maillon faible inquiétant dans l’appareil de sécurité nationale. Reste à voir si les correctifs appropriés seront pris avant que ce fléau ne dégénère davantage!
quebechebdo 23 octobre 2014
vigile.net tribune libre 23 octobre 2014
Le journal Métro 24 octobre 2014 "Maillon faible"
Henri Marineau

