Focus sur la « déradicalisation »
L’attentat perpétré par Martin « Ahmad » Rouleau dans des circonstances atroces contre deux militaires de la base de Saint-Jean-sur-Richelieu suscite des interrogations sur les motifs ayant conduit à une tuerie aussi barbare de la part d’un jeune Québécois de chez nous.
J’ai écouté avec beaucoup d’attention les entrevues réalisées sur le sujet au cours de l’émission 24 heures en 60 minutes du 21 octobre et j’en suis ressorti perplexe. En effet, certains intervenants prônent la radicalisation religieuse extrémiste islamique, d’autres, la maladie mentale.
Martin Rouleau était sur la liste noire du Service canadien du renseignement de sécurité. On avait même saisi son passeport. Et pourtant, il a passé au geste. Mais, que s’est-il passé dans sa tête pour qu’un jeune décide d’agir avec autant d’atrocité ? Nul doute qu’il a subi une radicalisation extrémiste. Toutefois, on ne peut pas, dans mon esprit, isoler une forme de délire mental qui l’a poussé à endosser la cause de groupes radicaux.
À mon sens, les interventions policières à elles seules ne parviendront jamais à éliminer une telle montée de cette radicalisation montante. Conséquemment, il faut travailler en amont de ce fléau et faire appel aux intervenants sociaux aussitôt qu’un jeune est identifié comme problématique.
En termes clairs, la société, via les proches de ces jeunes radicaux, doit les prendre en charge dans les meilleurs délais en entamant auprès d’eux une cure de « déradicalisation » avant qu’ils poursuivent inexorablement leur marche vers une mort insensée. C’est une question de responsabilité sociale !
quebechebdo 22 octobre 2014
Henri Marineau

