Le St-Laurent en otage
Ces derniers jours, on a assisté au spectacle gratuit offert par Stephen Harper qui est venu parader dans la Capitale nationale pour nous promettre mer et monde. Et, parmi ces « cadeaux », notre fleuve St-Laurent en guise de voie d’accès du pétrole de l’ouest canadien. À entendre le premier ministre nous louer les vertus à retombées économiques du transport de cette marée noire, j’ai l’impression d’écouter un message publicitaire pré-électoral.
Toutefois, au-delà des belles paroles de Stephen Harper concernant l'entente Canada-Québec sur la gestion commune des ressources pétrolières dans le golfe du Saint-Laurent, se cache tout un pan de cette belle illusion partisane qui place le St-Laurent en otage entre les mains des multinationales pétrolières sans que nous ayons la moindre assurance que les règles minimales de sécurité soient respectées.
Si on ajoute à cette situation inquiétante le fait que Stephen Harper ne s’est jamais présenté comme un défenseur de l’environnement, on a le portrait idéal d’une scène loufoque dans laquelle le majestueux St-Laurent risque de devenir le dindon de la farce, un dénouement que le Québec tout entier ne peut accepter sans mot dire.
quebechebdo 20 octobre 2014
Henri Marineau

