Le cri du coeur
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’article de Sébastien Ricard, un des commissaires des états généraux sur la souveraineté du Québec, paru dans le Devoir du 24 septembre 2014 sous le titre « L’échec d’un exercice important ».
Une courte phrase en particulier a retenu mon attention : « Ce sont les peuples qui fondent les États et non l’inverse ». Une référence directe à la scission qui s’est produite entre le peuple québécois et l’establishment du Parti québécois depuis sa création et particulièrement ses années de pouvoir.
À cet effet, parlant des deux rondes de consultations régionales qui se sont tenues, Sébastien Ricard illustre très bien l’état d’esprit des citoyens qui sont venus s’exprimer : « Des gens prenaient leur courage à deux mains pour venir exprimer au micro un dépit qui ne convenait pas au cadre traditionnel qu’on leur avait fixé, une frustration qui dès lors ne pouvait être entendue. Mais si elle ne pouvait l’être là, où le serait-elle ? »
Un cri du cœur auquel nous ne pouvons ni ne devons demeurer insensibles. La souveraineté du peuple québécois se doit de devenir la bougie d’allumage des Québécois qui doivent se l’approprier, à défaut de quoi elle continuera de flotter dans les esprits telle une idée abstraite et dénuée de mobilisation citoyenne.
quebechebdo 24 septembre 2014
Le Devoir 29 septembre 2014 "Le cri du coeur de Sébastien Ricard"
Henri Marineau

