Encore ce vieux relent de colonialisme?
L’enseignement de l’anglais intensif en 6e année du primaire semble vouloir faire peu à peu sa marque dans les intentions du ministre de l’Éducation Yves Bolduc, quoiqu’il se soit montré ouvert à « des exceptions ». À chaque fois que ce dossier refait surface et suscite autant de commentaires, je me demande pourquoi l’enseignement de la langue maternelle ne provoque pas autant d’intérêt.
En effet, combien de fois n’avons-nous pas entendu que la qualité du français de nos élèves laissait à désirer ? Et pourtant, malgré ce constat, notre ministre de l’Éducation est prêt à sacrifier des périodes d’enseignement du français au profit de la langue seconde ! Toutefois, du côté anglophone de notre pays « bilingue », je serais étonné que les dirigeants ne proposent un cours de « français intensif » aux élèves en fin de cycle du primaire !
Quel est cet empressement quasi maladif de plonger nos élèves dans un bain anglophone au lieu de les préparer convenablement à s’exprimer dans leur langue maternelle ? Encore ce vieux relent de colonialisme peut-être ?…
quebechebdo 28 août 2014
Henri Marineau

