La lecture, vecteur de l’écriture
À n’en pas douter, le ministre de l’Éducation Yves Bolduc ne mesure pas toute l’ampleur de sa dernière déclaration concernant le peu d’importance qu’il accorde au livre en éducation. Je veux bien croire que M. Bolduc manque de l’expertise en ce domaine mais un fait demeure, il incarne, de par sa fonction, le premier responsable du développement de notre jeunesse. Et, à cet effet, il vient de perdre une belle occasion de se taire.
Même son chef Philippe Couillard a dû remettre son ministre à l’ordre en déclarant que « la base de notre éducation est la qualité de notre langue, qui s’obtient notamment par la lecture ». Et j’ajouterais la qualité de notre langue parlée « et » écrite. En effet, combien de fois, pendant ma carrière d’enseignant en français au secondaire, ai-je suggéré à mes élèves en difficulté dans cette matière de lire dans le but de visualiser l’orthographe des mots, quitte à les reproduire correctement par la suite dans leurs travaux.
C’est une question de gros bon sens, M. Bolduc…Conséquemment, avant de viser les bibliothèques scolaires dans vos mesures de compressions, commencez donc par faire le ménage dans votre entourage ministériel qui aurait avantage à être épuré au profit d’intervenants qui ont déjà mis les pieds dans les écoles !
quebechebdo 23 août 2014
vigile.net tribune libre 24 août 2014 "Les livres dans la mire de Bolduc"
Lr Journal de Québec 30 août 2014 "La lecture est à la base"
Henri Marineau

