Au-delà de la limite raisonnable
Aucune raison valable ne peut justifier à mon sens le saccage perpétré le 18 août à l’hôtel de ville de Montréal par les employés municipaux qui contestent le projet de loi 3 du gouvernement Couillard. Les images dégradantes présentées sur les médias parlent d’elles-mêmes. Quand une enceinte démocratique est envahie de la sorte par des syndiqués mécontents, on assiste à une manifestation qui dépasse de façon outrancière la limite du raisonnable.
Toutefois, indépendamment de cet incident condamnable, il est à espérer que les travaux de la commission parlementaire sur le régime de retraite des employés municipaux contribueront à remettre l’appareil démocratique sur ses rails. À cet effet, autant le gouvernement que les syndiqués devront trouver un terrain d’entente à ce conflit qui a déjà causé son lot de provocations stériles. C’est une question de respect des parties en cause sans lequel aucune négociation raisonnable sur les points en litige n’est possible.
quebechebdo 20 août 2014
Henri Marineau

