Le déficit de la discorde

Face à la contestation des employés municipaux concernant le projet de loi du gouvernement sur les régimes de retraite, il m’apparaît évident que le remboursement à parts égales des déficits passés qui s’élèvent à 3,9 milliards de dollars représente l’irritant majeur.

À ce sujet, on ne peut pas dire que le premier ministre Couillard laisse véritablement une place à la négociation lorsqu’il allègue qu’ «il y a une place pour le dialogue» tout en ajoutant du même souffle que l’objectif ultime du gouvernement est de renflouer les coffres de retraite, y voyant un aspect «fondamental» de la réforme.

Il y a quelque chose qui me chicote dans ce partage des déficits accumulés. En effet, en quoi les employés municipaux devraient-ils être tenus responsables de la mauvaise gestion des fonds de retraite, lesquels ont été négociés «de bonne foi» entre les parties?

Une question fondamentale à laquelle le gouvernement libéral devrait apporter une réponse sensée s’il désire éviter une confrontation percutante lors de la rentrée parlementaire, particulièrement depuis les révélations de collusion et de corruption de la commission Charbonneau qui ont entaché sérieusement l’intégrité du PLQ.

quebechebdo 11 août 2014
vigile.net tribune libre 11 août 2014
Le Journal de Québec 12 août 2014

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