Landry hausse le ton
D’un ordinaire habituellement modéré dans ses propos sur la démarche indépendantiste du Québec, l’ex-chef péquiste Bernard Landry hausse le ton en incitant les instances du PQ à brandir le projet indépendantiste : « Mais je pense que le PQ n’a pas le choix ; il a été fondé pour faire l’indépendance nationale. Tourner le dos à cela serait catastrophique à tous égards, pour le Québec et pour le parti »
En utilisant un discours aussi tranché, Bernard Landry rejoint celui du nouveau chef du Bloc québécois Mario Beaulieu et invite le PQ à accélérer toute démarche attentiste en faisant en sorte « que le moment arrive le plus vite possible. Attendre, ça ne veut pas dire ne rien faire… »
Je ne peux que me réjouir de la position l’ex-chef du PQ qui arrive à une période de calme relatif, et qui, je l’espère, aura l’heur d’alimenter les réflexions de ceux et celles qui aspirent à briguer la chefferie du PQ.
Les dégelées encaissées par le Bloc et le PQ lors des deux derniers scrutins représentent, à mon sens, des occasions uniques de recentrer le débat indépendantiste auprès des militants. Et faire fi de ce constat équivaudrait à se terrer sous une politique de l’autruche catastrophique…et peut-être sans lendemain pour ces partis !
quebechebdo 25 juillet 2014
vigile.net tribune libre 25 juillet 2014
Le Journal de Québec 28 juillet 2014
Henri Marineau

