Médecins d’abord

Le débat public engendré par la saga entourant ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Bolduc » soulève à n’en pas douter une multitude de questions auxquelles les réponses nous laissent souvent sceptiques.

Parmi ces questions, l’une d’elles est ressortie clairement de l’argumentaire soulevé par Yves Bolduc pour sa défense lorsqu’il allègue qu’avant d’être politicien, il est médecin. Un argument qui soulève toute la question de la légitimité d’un médecin pour administrer adéquatement les affaires de l’État.

Et, qui plus est, si vous ajoutez à cette affirmation le fait que deux autres médecins occupent des postes clés au gouvernement, à savoir ceux de premier ministre et de ministre de la Santé, vous pouvez comprendre leur « penchant naturel » pour la défense de leur « collègue médecin » dans le conflit auquel il est confronté.

Toute cette saga présente à mon sens des allures de « conflit d’intérêt » malsain auquel le citoyen assiste sans moyen de défense contre ce triumvirat de médecins qui occupent le pouvoir tout en avançant clairement dans leur argumentaire qu’ils demeurent d’abord médecins.

quebechebdo 14 juillet 2014
vigile.net tribune libre 14 juillet 2014

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