Un peu de retenue M.Boisvenu
Dans son rapport d’enquête en vertu du Code régissant les conflits d’intérêts des sénateurs concernant le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu émis le 25 juin 2014, la conseillère sénatoriale en éthique Lyse Ricard conclut en ces termes:
«Par conséquent, bien que je suis d’avis que le sénateur Boisvenu a enfreint les articles 8 et 9 du Code, je crois que c’est de bonne foi qu’il a commis cette erreur de jugement. Le paragraphe 45(8) du Code, qui envisage la possibilité de facteurs atténuants, s’applique selon moi en l’affaire, et c’est pourquoi je recommande qu’aucune sanction ne soit imposée.»
Rappelons que cette affaire émane en particulier d’une intervention du sénateur Boisvenu dans l’octroi de congés de maladie en faveur d’Isabelle Lapointe qu’il a embauchée à titre d’adjointe exécutive en 2010 et avec qui il a entretenu par la suite une relation personnelle.
La conseillère Ricard aura beau invoquer des circonstances atténuantes en estimant que M. Boisvenu a commis des erreurs de jugement «de bonne foi» en alléguant que le congé de deux semaines octroyé à Mme Lapointe prendrait la forme de congés de maladie et non pas de congés annuels, il n’en demeure pas moins que la relation privilégiée qu’entretenait le sénateur avec son employée a sûrement influencé le zèle qu’il a déployé pour obtenir satisfaction.
quebechebdo 26 juin 2014
Henri Marineau

