Nos vieux

La catastrophe de l’Isle-Verte nous replonge bien sûr devant le drame inhumain vécu par des personnes âgées à mobilité réduite emprisonnées entre les flammes et la fumée en pleine nuit. Toutefois, au-delà de cette tragédie, le sort de ces personnes âgées remet aussi en exergue le drame sociétal auquel elles sont quotidiennement confrontées.

Je veux parler de la lourde solitude que plusieurs de nos personnes âgées côtoient du matin au soir…de cette solitude si bien décrite par Jacques Brel dans sa chanson « Les vieux » dont voici un extrait : « Les vieux ne bougent plus, leurs gestes ont trop de rides, leur monde est trop petit Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit »

Et pourtant, nos « vieux » demandent si peu à la vie pour les « dérider », ne serait-ce que la présence d’un enfant avec qui ils peuvent développer une touchante complicité, tel le spectacle merveilleux d’un vieillard s’amusant à se lancer un ballon dans un parc avec un enfant.

Et, de lancer Brel : « Est-ce d´avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d´hier Et d´avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières? » Qu’attendons-nous pour les visiter et leur donner l’occasion de rire encore à la vie et de simplement parler d’hier?

quebechebdo 31 janvier 2014
vigile.net tribune libre 31 janvier 2014

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