Anglais intensif…stress intensif
Décidément, l'implantation de l'anglais intensif au deuxième cycle du primaire ne cesse de susciter les critiques de la part des enseignants qui vivent quotidiennement les tensions dans leur classe respective.
Même si la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, avait rendu l'enseignement intensif de l’anglais en sixième année du primaire facultatif plutôt qu'obligatoire l’année dernière, plusieurs directions d’écoles, sous la pression des commissions scolaires et des conseils d’établissement, ont enjambé le pas cette année si bien que l’implantation risque de s’étendre davantage dans les années à venir.
Or, là où le bat blesse dangereusement, c’est que cette implantation se fait sans tenir compte de l’avis des enseignants touchés alors que la Loi sur l'instruction publique stipule clairement qu'ils doivent être au coeur de la mise sur pied de projets particuliers dans une école.
Au centre des représailles invoquées par les enseignants se retrouve la lourdeur de la tâche qui les oblige à couvrir en cinq mois le contenu du programme étalé normalement sur dix mois, un défi irréaliste particulièrement pour les élèves en difficulté d’apprentissage.
En conséquence, il m’apparaît urgent que la ministre de l’Éducation mette un holà sur ce programme et s’assoie avec les enseignants pour écouter leurs doléances avant que toute une génération d’élèves ne soient perdus dans le champ de la langue seconde!
quebechebdo 20 janvier 2014
vigile.net tribune libre 20 janvier 2014
Commentaire:
"Bonjour! Merci pour votre texte de ce matin sur l'anglais intensif. Je suis enseignante en 6e année et je me bats contre cette mesure depuis qu'elle a été annoncée par le gouvernement Charest. Les conséquences vont être désastreuses pour toute une génération d'élèves, mais on se fait taper sur les doigts lorsqu'on le dénonce publiquement… Alors tous les appuis sont les bienvenus!"
Mélanie Rioux
Henri Marineau

