SOS des organismes communautaires
Depuis quelques semaines, nombreux ont été les cris du cœur lancés sur les tribunes libres de différents médias pour dénoncer le sous-financement des organismes communautaires, en particulier les maisons des jeunes.
Dans les faits, les organismes communautaires en santé et services sociaux qui relèvent de la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, ne reçoivent que 1,4 % des revenus du ministère de la Santé et des Services sociaux alors que le réseau leur réfère sans cesse ses clients sous prétexte qu’il ne peut répondre à ses propres besoins.
Les maisons de jeunes sont essentielles dans une communauté, puisqu'elles sont parmi les seuls milieux volontaires responsabilisant les jeunes de 12 à 17 ans et qu’elles contribuent grandement à réduire le flânage dans les rues, à permettre aux jeunes de participer à certaines corvées communautaires, à dynamiser le quartier par des événements de financement ou à soutenir les familles dans le besoin, etc.
Alors, qu’attend Véronique Hivon pour cesser l’hémorragie de départs des animateurs des maisons des jeunes qui quittent les uns après les autres pour des conditions de travail plus avantageuses, d’autant plus qu’il a été prouvé qu’un dollar investi dans la prévention fait épargner plus de dix dollars en soins de santé à l’État?
quebechebdo 5 novembre 2013
Le Journal de Québec 6 novembre 2013 "SOS"
Henri Marineau

