Hors du silence, point de salut
Bouleversé par les confidences d’un jeune homme de 18 ans qui lui raconte, dans le secret du confessionnal, avoir été abusé sexuellement par le curé de sa paroisse, le prêtre André Samson, au lendemain de cet incident, décide d’en parler au réfectoire avec ses collègues de la congrégation Sainte-Croix, gestionnaires de l'oratoire Saint-Joseph où il travaille.
Après avoir entendu ces propos, le supérieur de la communauté des pères Sainte-Croix l'aurait alors exhorté à garder le silence et lui aurait défendu d'aborder ce sujet à table. Quelques heures plus tard, le supérieur fait part à André Samson de sa décision de l’exclure de la table de la communauté, de telle sorte qu’il n'avait plus d'autre choix que d'aller manger avec les pèlerins. Enfin, le vice-recteur de l'Oratoire lui annonce qu'il est congédié, alléguant qu’il ne correspondait pas à l'image de l'oratoire Saint-Joseph.
À mon sens, les responsables de la communauté des pères de Sainte-Croix, qui viennent de régler hors cours avec les victimes d'agressions sexuelles pour près 20 millions $, ont été « échaudés » par cette affaire et ont décidé de se servir d’André Samson comme bouc-émissaire tout en appliquant la devise « hors du silence, point de salut »!
quebechebdo 29 octobre 2013
Henri Marineau

