Le contrôle sur l’immigration: une nécessité
Le débat en cours sur le projet de Charte des valeurs québécoises a fait resurgir par ricochet celui sur les politiques d’immigration qui suscitent depuis des années des tensions relativement aux coûts exorbitants reliés à l’arrivée des nombreux immigrants qui choisissent le Québec comme terre d’accueil.
Avant d’aborder le sujet spécifique de l’immigration québécoise, je vous propose ce court extrait d’un texte de Wilfrid Laurier paru en 1907 sur sa perception de l’immigration canadienne de l’époque, un argumentaire pour le moins encore d’actualité avec la Charte des valeurs québécoises :
« En premier lieu, nous devrions insister pour que si l’immigrant qui vient ici est de bonne foi de devenir un Canadien et s’assimiler à nous, il doit être traité sur un pied d’égalité avec ceux des nôtres, car il serait outrageant d’agir avec discrimination envers une telle personne en raison de la croyance, ou lieu de la naissance ou de son origine.
Mais cela repose sur la personne de devenir un Canadien dans tous les aspects, et rien d’autre qu’un Canadien. Il ne peut y avoir aucune allégeance divisée ici. Tout homme qui dit qu’il est un Canadien, mais autre chose aussi en essayant de nous imposer ses coutumes et habitudes, n’est pas un Canadien.
Nous avons de la place pour un seul drapeau, le drapeau Canadien. Il n’y a de place que pour deux langues ici, l’anglais et le français. Et nous avons de la place pour la loyauté, mais une seule, et c’est une loyauté envers le peuple Canadien. Nous n’accepterons personne, je dis bien personne qui essayera de nous imposer sa religion ou ses mœurs. »
Mais revenons au Québec au XXIième siècle…Pour ce faire, je vous réfère à cet extrait de l’article de Réjean Labrie paru sur cette tribune le 24 septembre 2013 sous le titre « Le coût de l’immigration désordonnée » :
« Le coût de l’immigration désordonnée au Canada est de 20 milliards de dollars par année. Au Québec, cela représente au prorata la somme faramineuse de 4 milliards de dollars, somme égale à tous les revenus d’impôts des sociétés (4,7 G$) que reçoit le gouvernement chaque année, ou à tous les revenus des fonds de santé (4,9 G$) que vous et moi payons, ou au double des taxes à la consommation, la TVQ (2 G$). Autrement dit, nos impôts ne vont pas là où ils sont supposés aller, ils aboutissent dans le poches des immigrants et des divers programmes qui leur sont consacrés. Imaginez tout ce qu’on pourrait faire avec cet argent perdu pour répondre aux besoins prioritaires des Québécois…À lui seul, le coût de l’aide sociale aux immigrants dépasse les 600 millions de dollars annuellement…Nous sommes en droit de nous interroger sur la pertinence de telles dépenses de fonds publics qui pourraient être beaucoup mieux utilisés pour faire avancer notre propre société et améliorer le sort des nôtres. Peut-être le temps est-il venu de remettre en question le fait de continuer à faire entrer 55 000 étrangers chaque année, dont une bonne part est difficilement intégrable. »
À mon sens, oui le temps est venu « de remettre en question le fait de continuer à faire entrer 55 000 étrangers chaque année » Et il est plus que temps, cela est devenu une nécessité pour toutes sortes de raisons, entre autres les coûts, mais d’abord et avant tout, la nécessité de combler les emplois disponibles par les Québécois qui souvent, sont reliés au second plan par les employeurs recherchant une main d’œuvre à coût moindre…et ça, c’est une situation inacceptable et intolérable dans le contexte de la pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs névralgiques de l’économie québécoise !
vigile.net tribune libre 30 septembre 2013
Henri Marineau

