Neuf coups de fusil contre un couteau

La rapidité avec laquelle le policier James Forcillo a dégainé dans l’affaire Sammy Yatim à Toronto soulève à mon sens une carence au niveau des personnels qualifiés pour échanger avec un individu paniqué ou atteint d’une maladie mentale.

Il ne faudrait pas oublier que le policier de Toronto n’était pas seul au moment de la fusillade de Yatim puisqu’une vingtaine d’agents étaient sur place et pas un seul n’a réagi après les premiers coups de feu. Le policier a eu le temps de tirer neuf fois sur le jeune alors qu’il brandissait un couteau, fin seul dans un tramway immobilisé, trois de ces coups de feu ayant été tirés après que Yatim se soit effondré au sol, un immobilisme des policiers présents qui me paraît tout aussi préoccupant que les gestes de l’agent Forcillo.

En bout de ligne, les forces policières ressortent de cette tragédie amochée sur le plan professionnel aux yeux du public qu’elles doivent protéger. Si tous les intervenants s’entendent pour affirmer que le métier de policier est exigeant, ce genre d’événement me pousse à croire que le problème est en amont, à savoir au niveau de la formation que reçoivent les futurs policiers. Si on souhaite améliorer la qualité du travail policier, c’est à ce niveau qu’il faudra travailler.

quebechebdo 29 août 2013

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