Entre gloire et déshonneur

Une pétition de 103 000 signatures a été remise le 12 août à l’Institut Nobel d’Oslo par le regroupement américain RootsAction pour que le soldat américain Bradley Manning, jugé pour avoir transmis des documents confidentiels à WikiLeaks, devienne récipiendaire du Prix Nobel de la paix 2013.

Le groupe d’activistes qui dénonce notamment le capitalisme et les interventions militaires des États-Unis à l’étranger, estime que « personne n’a fait plus pour combattre ce que Martin Luther King Junior appelait « la folie du militarisme. »

Dans le texte accompagnant la pétition, le groupe estime qu’un tel choix de lauréat permettrait au comité Nobel norvégien de regagner en crédibilité, alléguant qu’un « nuage » plane au-dessus du comité Nobel depuis l’attribution de ce même prix au président américain Barack Obama en 2009 au début de son premier mandat alors qu’il avait décidé d’intensifier l’effort de guerre des États-Unis en Afghanistan.

Même si la situation du militaire le place dans une zone grise entre la gloire et le déshonneur, je dois admettre que le paradoxe soulevé par la nomination de Barack Obama à titre de récipiendaire du Nobel de la paix en 2009 me laisse songeur par rapport aux arguments invoqués par les signataires de la pétition en faveur de Bradley Manning…Enfin, nous devrons attendre jusqu’au 11 octobre 2013, jour où sera divulgué le nom du prix Nobel de la paix à Oslo.

quebechebdo 15 août 2013

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