Un pas dans la bonne direction
La loi « Gabie-Renaud » est un projet de loi proposé par le gouvernement du Québec, inspiré de la « Loi de Clare » britannique, visant à permettre aux personnes de vérifier si leur partenaire amoureux possède des antécédents de violence conjugale. Cette initiative fait suite au 10e féminicide survenu au Québec depuis le début de 2026 et impliquant Gabie- Renaud.
Toutefois, la problématique des féminicides ne s’arrête pas là. À mon avis, l’origine de cette violence démoniaque faite aux femmes remonte en amont de l’éducation des jeunes garçons. Dès son tout jeune âge, le garçon doit être pris en charge par ses parents eu égard aux déviances possibles de leurs comportements envers les filles, notamment le dénigrement et la violence physique et psychologique.
Dès son entrée dans le monde scolaire, l’école doit sensibiliser les garçons aux différences entre eux et les filles, en particulier l’usage de leurs forces physique pour les intimider et, de surcroît, les agresser dans leur vulnérabilité. À cet effet, des rencontres avec des spécialistes doivent être organisées ponctuellement dans les écoles sur les inconvénients parfois catastrophiques des phénomènes de violence auprès des filles, notamment la dépression pouvant conduire parfois au geste fatal de la part des filles.
Par ailleurs, un autre phénomène sociétal prend de plus en plus d’ampleur : le masculinisme que je qualifierais de « douce » revanche des hommes sur le féminisme. L’homme incarne une autorité sans borne sur la femme, il devient le roi et maître et étend son emprise dans toutes les situations de la vie courante de sa conjointe… jusqu’à ce qu’elle passe malheureusement parfois à l’acte.
Les féminicides incarnent un fléau croissant au Québec. La loi Gabie-Renaud trace certes un pas important dans la bonne direction. Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir, entre autres, exercer une surveillance étroite des agresseurs récidivistes à défaut de quoi le phénomène risque de s’amplifier davantage dans une société qui prône pourtant l’égalité entre les sexes.
vigile.quebec tribune libre 15 mai 2026
Henri Marineau

